Lille-Dicidanse

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Feuille de choux des Arts vivants, Danse, Performance, Théâtre en région lilloise.

Le choix du blog :   Dédié à l’actualité du spectacle vivant, en particulier de la danse et essentiellement des arts performatifs. 

Entrée en matière:

Lettre de Roland  Barthes sur le théâtre. 9 juillet 1975.

A Michel Archimbaud
Comme toute image animée, le spectacle est chose éphémère. Je vois, je jouis, et puis c'est fini. Aucun moyen, pour la jouissance, de reprendre un spectacle: il est perdu à jamais, aura été vu pour rien (la jouissance n'entre dans aucun compte). Mais voilà que, inattendu et comme indiscret, le livre vi ent donner à ce rien un supplément (paradoxe: le supplément d'un rien) : celui du souvenir, de l'intelligence, du savoir, de la culture.
Ce qui est demandé ici : que la masse énorme et infiniment mobile des livres consacrés au Spectacle ne fasse jamais oublier 1a jouissance dont ils scellent la mort; que nous lisions dans la résurrection proposée par le savoir, ce jamais plus qui fait de tout spectacle (contrairement au livre) la plus déchirante des fêtes.
 
 

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De comptoir, avis, opinion, peut-être critique  voir:  n° 49 (octobre-décembre 2008) revue Mouvement

DOSSIER : LA CRITIQUE EST MORTE ? VIVE LA CRITIQUE !

Voilà déjà quelques années que la critique, hier volontiers perchée dans une tour d’ivoire, est bousculée, contestée, précarisée. Qu’est-ce donc que l’exercice critique aujourd’hui ? A-t-il encore droit de cité ? Quel est l’impact du chambardement du paysage médiatique, de la logique communicationnelle, de la démocratisation de l’opinion, du marché, mais aussi de l’invention permanente de l’art.

http://www.mouvement.net/site.php?rub=8&id=206225

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Essais, notes, écrits à caractère esthétique.

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Don et partage d'impressions, de sensations et d'émotions provoqués par la réception d'une oeuvre  issue de la scène artistique contemporaine dans le cadre d'une programmation locale Lilloise.

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SWITCH, Thomas Lebrun

Danse à Lille

 Switch

Thomas Lebrun, Compagnie Illico

SWITCHFrédéric Lovino

SWITCH. 

 Cie illico/Thomas Lebrun, Le Gymnase, 22 novembre 2008 dans le cadre des RésiDances.

Thomas Lebrun,Thomas Guerry, Christian Ubl, Philippe Ménard.

Un corps à chœur d’hommes. 

S’il est un chorégraphe « pur souche » dans notre région Nord, Thomas Lebrun est bien un de ses représentant actuels les plus prolixe de cette génération si bien représentée lors du festival des RésiDanses.

Chorégraphe, certes ! C’est bien au sens premier de ce terme que Thomas Lebrun a créé la pièce Switch qui s’écrit et s’inscrit dans un répertoire ayant la danse pour principal langage. Mais Thomas Lebrun ne se borne pas uniquement à régler les mouvements d’ensemble d’un ballet dansé par d’excellents interprètes (virtuoses de la danse et eux-mêmes chorégraphes) dont les singularités marquent l’esthétique de cette chorégraphie et dont la difficulté d’orchestration se manifeste par la sophistication des chorèmes qui la composent.

En effet, le genre qui définit ce ballet peut se rapprocher de ce que le chorèodrame au XIXème  désignait dans la recherche de l’équilibre de la danse pure et de la gestualité théâtrale que d’aucun qualifie aujourd’hui de pantomime. Mais, et c’est là que toute la force de la capacité créative de Thomas Lebrun nous convainc et, que cette danse nous interpelle par la prise de conscience politique que les structurations des personnages et les actions du mouvement nous exposent et nous suggèrent dans une réflexion culturelle identitaire du genre humain.

La configuration technique et agressive du lieu se présente sous la forme d’un espace théâtralisé à l’extrême comme une sorte de laboratoire de recherche médical, à la fois lieu d’exploration, d’expérimentation mais aussi salle d’attente et de passage. Les limites cubiques de la scène se composent d’un ensemble de panneaux translucides et opaques, la rythmique de la variation de l’intensité lumineuse oblige le regard à une perception accrue des éléments et des objets qui vont traverser le plateau.

De ce lieu froid et impersonnel, les interprètes vont opérer un étrange ballet composé de traversées, de passages, de retournements, parfois d’égarements. Le souci du déplacement des corps dans l’espace est omniprésent dans cette chorégraphie d’ensemble basée sur la marche. Les périples sont opérés de manières géométriques essentiellement rectilignes et transversales entre les différentes portes et ouvertures ajoutant à l’austérité ambiante. La scène y est le support privilégié de multiples variations de phrasés du mouvement passé au crible et dont la complexité disparaît sous le masque de l’aisance de la danse que ces quatre interprètes maîtrisent avec brio malgré le handicap et la contrainte imposés par leur costume et leurs visages couverts.

Complexité amplifiée du vocabulaire corporel, complexité mot d’ordre de cette composition scénique aux effets multiples et troublants portés par une partition musicale nerveuse et acide.

Complexité révèlée par la réflexion du tapis de sol fait de plaques striées translucides et réfléchissantes  où se miroitent les actions des protagonistes. Trouble de la perception et de la relation au double que compose notre image dans le miroir, mise en abîme des représentations de chacun.

Le propos est clairement énoncé et c’est sans ambiguïté et avec toute la pertinence qui le caractérise que Thomas Lebrun exprime plus particulièrement dans cette pièce la question identitaire qui l’habite et qui est le ressort de son audacieuse création.

Il n’empêche. La pratique théâtrale et le goût du travestissement thème récurant de la Cie illico se voient ici contextualisés et épurés. En effet cette nouvelle version (une première création nous avait été présentée en avril 2007 au Gymnase) plus synthétique, se revendique par des choix esthétiques énigmatiques et confondants.

Au début du spectacle, ce sont quatre hommes qui sont présents et se partagent la scène, ils sont vêtus de manière identique dans de classiques et élégants costumes gris lumineux qui se fondent dans l’opalescence de la scène, parfois chaussés de chics souliers vernis noirs ou d’accessoires typiquement masculins. Un même corps semble les habiter, une même volonté d’être au monde les sert.

Assis sur des tabourets cubiques lumineux, ils nous font face, ils sont masqués de faciès en latex à l’inquiétante ressemblance avec leur propre physionomie ; cette prothèse inhumaine étrange et ambiguë occulte complètement le regard des interprètes et, nous sommes spectateurs confrontés à l’effrayante sensation d’être le regardeur regardé par un être impersonnel nous renvoyant à nos propres fantasmes.

Cette situation extrêmement inconfortable bascule rapidement switch et c’est porté par le rythme d’une marche au départ très  mécanique et très construite dans l’espace que nous sommes emportés dans l’empathie du mouvement. Ce ballet militaire sous la forme unitaire d’un chœur masculin s’élabore avec toute l’ardeur et la vigueur d’une danse aux allures rituelles par la répétition de ses trajectoires. Cependant le très subtil vocabulaire corporel de chaque phrase nous invite à considérer les variations innombrables qui composent cette écriture complexe.

 Rien n’est immobile, le jeu et l’intensité de la lumière accompagnent une partition musicale synthétique assez brutale et torturée, sur une musique électronique créée spécialement pour la pièce par le londonien Scanner. Les corps des danseurs à l’unisson ne font qu’un pour un temps mesuré et déterminé. C’est au fil de ce perpétuel mouvement d’ensemble que de discrets écarts  se dessinent et que de légères variations perturbent cette construction, à chaque nouvelle reprise un accent inédit surgit dans une forme supplémentaire.

Certes, cette figure de ballet aurait pu nous satisfaire comme d’autres ont usé et abusé de cette forme qui exige beaucoup de l’interprète ; mais cela n’est pas une entité première dans le registre de Thomas Lebrun, car il s’est moins agi de la présence des corps dansants dans cette pièce, il s’est plus agi de leur singularité !

De ce fait, ce qui nous (spectateur) interpelle et nous met en garde face à des chemins trop connus de l’écriture chorégraphique est bien cette manière iconoclaste de s’attaquer au mythe de la représentation.

Pour cela le stratagème du masque permet d’enrichir le propos déjà clairement énoncé :

«  Le sujet comme entité identique à soi n’est plus »[1]

Cette pratique de la mascarade appartient bien au panorama des grands classiques qui permettent aux artistes engagés de contrer et de démonter tous les discours de haine et d’hétérophobie. Pour sa part, le chorégraphe signe dans cette partition commune aux interprètes  un manifeste sur l’amour et le respect à la singularité plus que le droit à la différence.

 Ce sont des anecdotes sous formes de   petites phobies : l’un de ses lacets l’autre de son petit sac ou de sa cravate qui vont ponctuer la suite des ces échanges et transformations entre les différents sujets de ce drame fantastique. Les expériences menées à chaque traversée où les masques et les corps se confondent mais, où chacun reste identifiable par sa danse et son état de corps (jeu d’attention extrême pour spectateur averti).

Au final, il s’agit quand même bien de lui et de personne d’autre, certes l’amitié et l’amour transpirent de cette création entre « potes », il y est bien question d’échange et de partage de l’amour de la scène et du plateau. C’est un Thomas Lebrun disséqué, démultiplié et recomposé qui s’offre avec sensibilité et une relative pudeur à nos regards.

Et oserai-je pour rendre compte de ce discours autobiographique effectuer la plaisante et non moins provocante allusion au  drame surréaliste et nataliste d'Apollinaire, Les Mamelles de Tirésias, où il est fait un usage raisonnable des invraisemblances ou des ressemblances ?

Pascale Logié-Broussart   04 01 2009 

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 http://www.cieillico.fr/switch.html


 

 

[1] Judith Butler, grande figure des mouvements Queer et professeur de rhétorique dans : Bodies that matter : «  On Discursive Limits of sex », New-York, Routledge, 1996.

Brèves

Brèves

Alain Platel, Out of Context - for Pina du 26/01 au 28/01/2010
mardi 26, mercredi 27 janvier (21 h) jeudi 28 (19 h) grande salle
La rose des vents - Villeneuve d'Ascq
Boulevard Van Gogh
Villeneuve d'Ascq
tél. : 03 20 61 96 96
resizemefilenameoutofcontext1.jpg 
crédit photo théâtre de la villeL’un des thèmes favoris développé par Alain Platel ces dernières années est « le corps dans un état d’hystérie ». L’hystérie vue non pas comme une pathologie, mais comme l’expression d’une hypersensibilité face à la Grande Vie. Là où les mots nous manquent pour exprimer notre monde affectif intérieur, le corps prend le relais. La danse a probablement eu cette fonction depuis tout temps : la volonté de traduire physiquement des sentiments trop forts. A ce propos, il est intéressant de savoir que le mot « chorégraphie » est dérivé du terme « chorée », qui provient du monde médical et qui désigne un « trouble » du système nerveux dont les symptômes sont des mouvements soudains, rapides, incontrôlés et hystériques du corps. Voilà pourquoi il collabore depuis quelques années avec des virtuoses du mouvement, car d’une étrange manière, ils sont capables de traduire physiquement cet état d’extrême sensibilité. La peur ou la gêne qu’éprouve une personne voyant un corps dans cet état est souvent grande. Toutefois, il est bon de le regarder, de pouvoir le voir de plus près. Cela nous aide à comprendre que ce genre de comportement extrême et provocant fait partie de notre condition humaine. La scène comme lieu d’urgence et le(s) corps en extase. extrait du site Artishoc

Out of Context- for Pina création d’Alain Platel des ballets C de la B.

De l’épure, de l’air pur s'il en faut!

Fi de la  Cde la B ?  En dehors du contexte de l’écriture collective. Ligne créatrice des ballets C de la B.

Fi des artifices de la scène ? De la machinerie du spectacle et des fastes de l’Opéra.

 Fi du décor? Du  mur et de l’amoncellement.

Fi de la musique in live ? De la présence de l’orchestre sur scène.

Fi de la chorégraphie ? De ses mouvements d’ensemble.

Place au dernier Platel ! Place à la matière première de sa danse, place à l’instinct, place aux corps, à ceux intimes, fidèles et engagés de ses danseurs !

Hommage à Pina ? Certes c’est d’actualité, il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier !

Crise, économie de moyens ?  C’est aussi d’actualité, moyens techniques certes mais pas humains !

Si Alain Platel semble se faire fi des conventions qui habitent et signent son écriture scénographique si identifiable par ses formes redondantes, cette dernière création à l’écriture faussement minimaliste est un véritable hymne à la danse et à l’engagement de ses interprètes dans ce qu’elle peut signifier de plus personnel et engagé dans son expression.

Si cette dernière version de son travail du traitement du corps malade « hystérique » (terme contestable)  pour lequel nous ne sommes pas nécessairement convaincus (le caractère outrancier, pantomimique donné à la représentation de la folie peut agacer et paraître irrespectueux pour les  malades réellement atteins de troubles psychopathologiques), donne à voir les prouesses physiques, athlétiques voire circassiennes de ses interprètes.

C’est sous la forme théâtralisée : hommage au Sacre de la danse de Pina qu’apparaît au travers de la pertinence du subterfuge des couvertures rouges une danse dont l’état d’urgence se révèle par l’animalité et la quintessence du geste.

P L-B 28 01 2010

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Constellation Consternée 

Création Thomas Lebrun, Première au Gymnase  le 13 01 2010.

  constellationconsterne.jpg« L'étoile de la réincarnation, l'étoile jaune, la star, l'étoile filante et la bonne étoile forment cette Constellation consternée qui, en cinq pièces courtes (trois soli, un duo et un quintette), ausculte diverses métaphores de la perte, de la stigmatisation, du succès, de la vanité, de la foi…
À chacun sa manière d'être danseur ou étoile. Époque oblige, cette constellation ne peut qu'être «consternée» ! »  Extrait du communiqué de presse
.Gwiazda (solo, 2008). Interprété par Anne-Emmanuelle Deroo
L'Étoile jaune (solo, 2008). Interprété par Anne-Sophie Lancelin
Le Temps de briller (solo, 2008). Interprété par Raphaël Cottin
Éclats de simulacre (duo, 2009). Interprété par Anthony Cazaux et Claudia Miazzo
Fulgurances céans (quintette, 2010). Interprété par Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Anne Emmanuelle Deroo, Anne-Sophie Lancelin et Claudia Miazzo.

Constellation consternée ou l’éloge du sensible.

Le remarquable et magnifique  titre choisi par Thomas Lebrun artiste en résidence à Danse à Lille pour ce dernier opus du répertoire au combien riche et panaché  de sa Compagnie Illico suffit à lui-même, pour  se conforter à  l’idée d’un travail accompli et réfléchi qui, signe de manière manifeste une écriture affranchie et singulière de sa poétique de la danse.

En effet, c’est en tant que chorégraphe rigoureux et expert du mouvement  qu’il porte cette pièce sensible au paroxysme de l’émotion dans une suite de formes épurées où la simplicité et la clarté des formes scénographiques exposées mettent au sommet l’art de la danse dans ce qu’elle a de plus précieux.

Ce sont cinq petits bijoux, éclats artistiques, « constellations » que cette programmation à l’esthétique sophistiquée nous offre comme un réel cadeau venu des cieux.

Et, pourtant, il n’est point question de métaphysique ni d’ostentatoire et encore moins de religiosité, Thomas Lebrun ne fait pas parti de ces mystiques faux gourous d’une danse pseudo spirituelle, ni de ceux qui courent au désastre dans une pensée  politique radicale désespérément réductrice et destructrice .Mais, c’est dans une philosophie altruiste issue d’une imagerie  populaire et d’une forme de sagesse face à une conception de la vie sans artifice ( ce qui peut surprendre car l’on évoque plus souvent l’aspect humoristique outrancier de l’art de la dérision dans sa théâtralité que Thomas Lebrun maîtrise et que l’on salue avec bonheur) que, la pensée sensible  et émotive de ce créateur de mouvement se révèle. La relation intime qu’il conçoit avec ses interprètes dans l’écriture de ces cinq tableaux crée une dramaturgie aux accents particuliers où les liens entre chacune des propositions se juxtaposent et où l’imaginaire de chacun se projette dans un univers qui lui est propre.

Les écueils stylistiques et techniques d’une danse sylphide de la suspension et de l’apesanteur nous sont épargnés au profit d’un mouvement à l’énergie contenue et aux élans puissants qui se fait générateur d’émotions. Chaque « constellation » est le fruit d’une réflexion à la fois sur les formes de représentations des étoiles sur terre  mais aussi sur la qualité et de la singularité des interprètes qui la composent et l’incarnent.

Un pur moment d’émotion esthétique, un certain goût de la grâce.

Pascale Logié-Broussart. 14 01 2010

Extraits de définition dans le Trésor de la Langue Française.

Constellation :

Position respective des astres.

Groupe d'étoiles formant une figure plus ou moins précise dont il tire généralement son nom.

Représentation symbolique de ce groupe d'étoiles par une figure conventionnelle.

 Ensemble de choses abstraites ayant entre elles une certaine relation

Que l'on prenne un désir isolément ou la constellation mentale à un moment donné, je suis toujours en face d'une symphonie inachevée.

 Ensemble de phénomènes si bien reliés entre eux, qu'indépendamment les uns des autres, ils n'ont pas d'existence, mais constituent par leur réunion un phénomène qui présente quant à lui un certain caractère autarcique“

Consterné :

Accablé et épouvanté. Synonymes. atterré, bouleversé, catastrophé, désespéré. Au fond des prisons (…) on ne rencontrait que des êtres humains déviés, consternés (CENDRARS, Moravagine, 1926, p. 98). Un monde consterné appréhendant de se livrer à la moindre manifestation de vie (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1886, p. 612) :

Bouleversé, jeté à bas, Piétiné

Découragé par un événement qui provoque la désapprobation et la tristesse.

Synonymes partiels chagriné, étonné, surpris.

Vous me voyez consterné (formule de politesse).